Aujourd’hui j’ai franchi le pas, j’ai installé Elive.

Pourquoi ne l’avais-je pas testé plus tôt? Tout simplement parce que si vous désirez télécharger la version stable, on vous oblige gentiment à faire un don… Un don avec une somme minimum de 5€. À ce stade, je n’appelle plus ça un don, mais plutôt un achat! J’ai donc opté pour une version instable, qui elle, est en libre téléchargement.

Je vais décrire toutes mes impressions au fur et à mesure de l’installation.

Le boot du live-cd.

La présentation est soignée, un fond d’écran est présent tout au long du boot ce qui est un peu plus chaleureux qu’un fond noir, quoi que les couleurs sont assez froides. On vous demande dans un premier temps la langue puis les options de boot, rien de très original jusque là. Le boot est en mode verbose, avec de la couleur. sur les deux machines que j’ai testé, le wifi n’est pas reconnu, et des messages d’erreur apparaissent lors du démarrage. On vous demande également selon votre carte graphique de charger les drivers propriétaires en vous précisant que l’accélération 3D est requise (chose étrange puisque E est censé fonctionné sans l’accélération…).

La session live.

Le thème n’est pas fantastique, les couleurs sont fades et le thème pas fini, il reste des éléments du tout premier thème e17 alors que celui-ci a été remplacé. Par défaut il y a 12 bureaux virtuels, c’est un peu exagéré. Le menu est rempli d’applications qui au final ne sont pas présentes, telles que Blender ou Virtualbox. Le plus décevant est l’absence des applications EFL telles que exhibit, exalt ou entropy alors qu’ils apparaissent dans le menu. Il manque également pas mal de modules (dont le screenshot, ce pourquoi je ne peut illustrer mon article). Le support de la langue n’est que partiel, on se retrouve avec un système au 3/4 anglais avec de temps en temps des dialogues en français.

Le dock par défaut de E17 est remplacé par Itask-NG, un dock à la Mac OS que je connais bien. Je trouve risqué de l’intégrer par défaut lorsqu’on sait que celui-ci est en développement. M’enfin, e17 lui même est toujours en intense développement, alors on est pas à ça près 😉

L’installation.

L’installation est graphique, ce qui ne fera pas fuir les débutant. Par contre, elle n’est pas très bien guidée, elle vous propose dans un premier temps trois modes d’installation: utiliser tout le disque, version simplifiée, version expert. J’ai suivie sur mon laptop la version expert sans succès, l’installation bloque lors du partitionnement, sans aucun message d’erreur. Sur mon desktop, j’ai suivi la version simplifiée, qui ne sera pas simple pour tout le monde! On vous propose une liste de logiciels de partitionnement sans vous indiquer lequel est le plus simple ou le plus adapté. pour ma part, j’ai utilisé Gparted. J’ai donc créer une partition pour la racine et une pour le home. Il faut quitter le logiciel pour que l’installation reprenne. On vous demande ensuite sur quelle partition vous voulez installer elive, sans prendre en compte les points de montages qui vous aviez spécifié dans Gparted. On ne vous laisse même pas le choix de monter votre /home sur une autre partition, il va falloir le faire à la main une fois votre système installé. Après cette étape, c’est la surprise! On vous dit que le module Installer n’est pas présent sur le cd, et qu’il faut le télécharger sur le site d’Elive et on vous fourni un code pour pouvoir le télécharger. On se retrouve donc dans l’embarras: vous venez de formater votre disque dur, vous n’avez pas de wifi, et on vous demande de télécharger un fichier… Cherchez l’erreur!

Heureusement que j’ai deux pc! J’ai donc récupérer le dit module sur une clé pour pouvoir continuer l’installation. Là, plus de problème, l’install est très rapide, on vous démarre même un jeu de carte pendant l’install pour vous faire patienter.

Le système installé.

Une fois l’installation finie, vous redémarrez et tombez sur un grub aux couleurs de Elive, puis au Usplash avec le même fond d’écran. L’Usplash est quelque peu ennuyeux dans le sens où il n’y a pas de barre de progression, c’est une image fixe et le mode verbose est désactivé. Vient ensuite Entrance, entièrement revu par le développeur de Elive. Au début on ne comprend pas trop, des rectangles bougent tout seuls et se mettent en place, puis des mots apparaissent et disparaissent. C’est un peu brouillon. En fait, c’est exactement ce que l’on voit sur la vidéo de démonstration sur le site officiel. Je croyais que c’était un montage, mais non. La session une fois ouverte, un terminale s’ouvre et commence a effectuer des tâches, et ça dure près de 10 minutes. Une fois fini, on vous demande de rebooter (ça m’a fait penser à une install windaube…). Une fois redémarré, j’ai voulu voir si les applications absentes sur le livecd avait été installées, et bien non… On se retrouve donc avec un menu bien rempli mais pour rien, il va falloir faire le ménage!

Après, au niveau du système en lui même, pas de surprise, c’est une Debian Lenny, donc pas de soucis côté configuration. Il est néanmoins nécessaire de rajouter les dépôts Debian dans le source.list.

J’ai noté tout de même la présence de logiciels non libre au sein du système, comme dit plus haut, les drivers des cartes graphique, le logiciel Skype, ou encore FlashPlayer, ce qui est contraire à la philosophie Debian.

En bref.

Comme le ton de mon article le laisse sentir, je ne suis pas convaincue par cette distribution qui veut en faire trop. Je m’attendais à un système plus simple et proche de Debian dans son installation et sa philosophie. Le seul intérêt que je trouve à utiliser cette distro est d’avoir un E17 à jour sur une Debian grâce au dépôt Elive.